Bienvenue

« Après cela, il y eut une fête des Juifs et Jésus monta à Jérusalem. Or il existe à Jérusalem une piscine Probatique, qui se dit en hébreu Bethzata et qui a cinq portiques. Sous ces portiques gisaient une multitude d’infirmes, aveugles, boiteux, impotents, qui attendaient le bouillonnement de l’eau. Car l’ange du Seigneur se lavait par moments dans la piscine et agitait l’eau ; le premier alors à y entrer, après que l’eau avait été agitée, recouvrait la santé, quel que fut son mal. Il y avait là un homme qui était infirme depuis trente-huit ans. Jésus, le voyant étendu et apprenant qu’il était dans cet état depuis longtemps déjà, lui dit : « Veux-tu recouvrer la santé ? ». L’infirme lui répondit : « Seigneur, je n’ai personne pour me jeter dans la piscine, quand l’eau vient à être agitée ; et, le temps que j’y aille, un autre descend avant moi. » Jésus lui dit : « Lève-toi, prends ton grabat et marche. » Et aussitôt, l’homme recouvra la santé ; il prit son grabat et il marchait. »

(Jean 5:1-9)

*

Frères et sœurs, comme l’infirme de ce récit, nous devons tous prononcer le oui à la vie qu’attend de nous notre Créateur. Or tout abandonner à Dieu n’est pas chose aisée. C’est pourquoi je vous invite, au fil de ces pages, à un voyage qui débute à chaque nouvelle aube : un voyage vers le Nuage d’inconnaissanceL‘érudition pour l’érudition est sans doute la plus vaniteuse des quêtes, car celui qui désire suivre le Christ apprend à se dépouiller, comme le Christ, pour venir jusqu’à nous, s’est dépouillé d’un peu de divinité ; celui qui désire suivre le Christ accueille la grâce plus qu’il ne cherche à la comprendre. C’est pourquoi Jésus nous invite à attendre Son Royaume avec une âme d’enfant (1). Marie reste assise à Ses pieds tandis que Marthe s’agite, mais elle a pourtant la « meilleure part » (2) : la démarche apophatique n’est pas un éloge de la bêtise ou de l’oisiveté, mais une acceptation totale du mystère chrétien. Il ne s’agit donc pas d’enterrer la raison – les aveugles, alors, guideraient d’autres aveugles (3) –, mais de toujours lui préférer l’acte de foi. « Heureux ceux qui n’ont pas vu et qui ont cru » (4)Les miracles ne sont rien de plus que la manifestation sensible de Sa divine nature et si nous devons toujours les chérir, ne leur accordons pas une trop grande importance, car Jésus ne fut jamais aussi grand que lorsqu’Il se fit tout petit, sur la Croix où Il fut assassiné par de simples hommes.

À l’Amour de ma vie, mon Berger, ma Joie et ma Folie


Notes

(1) Marc 10:15

(2) Luc 10:42

(3) Matthieu 15:14

(4) Jean 20:29

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Table de travail, Paris
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